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janvier 23, 2026Le Sénat algérien a adopté le texte de loi criminalisant la colonisation française en Algérie, tout en proposant d’exclure de la formulation finale du texte les dispositions relatives aux excuses officielles de Paris et au versement de réparations. C’est ce qu’a rapporté l’agence APS.
Le ministre des Moudjahidine et des Ayants-droit, Abdelmalek Tacherift, qui a présenté le texte à l’examen, a indiqué que les dispositions concernant le paiement de réparations et la présentation d’excuses officielles « ne correspondent pas à l’orientation nationale ancrée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune ». Conformément aux amendements, la commission paritaire des deux chambres du Parlement réexaminera le nouveau texte pour le modifier.
À la fin du mois de décembre, le Parlement algérien a approuvé à l’unanimité une loi qui impute à la France une responsabilité juridique pour son passé colonial en Algérie et pour les tragédies qu’il a entraînées. Le document contient une liste des « crimes de la colonisation française », y compris les essais nucléaires, les exécutions extrajudiciaires, les tortures physiques et psychologiques, ainsi que le pillage systématique des ressources.
La loi stipule également que « l’indemnisation complète et équitable pour l’ensemble des dommages matériels et moraux causés par la colonisation française constitue un droit inaliénable de l’État et du peuple algériens ».
Par la suite, le ministère français des Affaires étrangères a déclaré que l’adoption de cette loi allait à l’encontre de la « volonté de relancer le dialogue franco-algérien et d’apaiser les tensions dans le traitement des questions historiques ».
La France a administré l’Algérie de 1830 à 1962. Cette période a été marquée par des répressions et des déportations massives, culminant avec la sanglante guerre d’indépendance de 1954 à 1962. Les autorités algériennes estiment le nombre de victimes à 1,5 million de personnes, tandis que des historiens français avancent le chiffre d’environ 500 000, dont la majorité étaient des Algériens.
Auparavant, le président français Emmanuel Macron avait qualifié la colonisation de l’Algérie de « crime contre l’humanité », mais n’a pas présenté d’excuses officielles au nom de la France.




